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Le collectif des artistes plasticiens des Côtes d'Armor est une association loi 1901.

Le Collectif

André Scherb

andre scherb

Galerie du Point Virgule, Langueux

Du 12 février au 19 mars 2011

Fables et protocoles

L'artiste, toujours surpris par l'émergence d'une nouvelle peinture, en cherche l'origine, attentif à la pensée qui se joue à travers le monologue intérieur du peintre. Pour lui, une fable prend en charge le sens naissant et s'articule à un protocole qui organise l'action. L'un comme l'autre puisent à une source profonde, intuitive, qui préexiste avant toute mise en mots.

Valentine Oncins (Maître de conférences en Esthétique, Arts plastiques et Sciences de l'art à l'Université Jean Monnet à Saint-Étienne) évoque, lors d'un entretien avec l'artiste, certaines de ses séries qui ont pour fable une analogie imaginée entre l'apparition d'une peinture et le phénomène de la mémoire :

« Tout en demeurant dans l'abstraction, l'ensemble des peintures exposées présente plusieurs aspects.

La première série des années 2005 développe tout une recherche sur les tensions tant au niveau du format, de la limite qu'au niveau des matériaux (cendre, sable, acrylique). Le geste pictural compose et décompose l'espace du tableau, en superposant une trame rigoureuse, géométrique, à des traces aléatoires, spontanées du pinceau. " Certaines parties du tableau sont oblitérées par des papiers ou de la cendre, elles tombent dans l'oubli. Ailleurs, la mémoire est révélée. "

La seconde série des années 2006 laisse les couleurs se déployer à partir ou à cause de la blancheur initiale de la toile. Le geste vient ici privilégier la fluidité et la transparence. C'est l'entrée dans la couleur que vise le peintre. L'effleurement de la toile compose avec la luminosité excessive des couleurs. La structure est toujours présente mais dans l'évanescence de la touche colorée. " La couleur, précédemment masquée par les strates de matières, fait irruption ; elle est dévoilée ".

Sont aussi exposés de récents diptyques dont le support est punaisé directement sur le mur ; le papier devient pellicule de traces de dessin et de peinture qui s'inscrivent dans ces grands formats verticaux. " Ne saisir que l'air, l'eau, la pierre, dans leur fluidité invisible ".
C'est une alliance entre l'espace en apesanteur sans prise formelle, et l'espace parsemé d'éclats, de traces qui donnent forme à cette abstraction libre. »

Cette page a été mise à jour le Samedi 31 Mars 2012
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